L’an dernier, l’association Chapitre XII Integra Plus fêtait ses dix ans d’existence. C’est en effet en 2002 que cette association a été fondée sous l’impulsion de cinq CPAS (DurbuyHotton, La Roche, Rendeuxet Érezée).
Depuis lors, d’autres CPAS tels que ceux de Somme-LeuzeMarcheManhayOuffet ou Nassogne s’y sont associés en tout ou en partie. «Pour notre association, la notion de bassin de vie prend pleinement son sens. Ce bassin de vie, on le vit au quotidien, il s’impose naturellement, explique Dominique Gillard, le président d’Integra Plus. Notre but est de développer des actions d’insertion socioprofessionnelle et d’accompagner toute personne dans ses recherches de formations, d’emploi, dans ses problèmes de mobilité, dans la gestion de la confiance en soi. L’objectif est vraiment de rendre confiance à ceux qui ouvrent notre porte.»
538 personnes accompagnées en 2013
L’équipe d’Integra Plus compte quinze personnes. Une équipe qui ne ménage pas ses efforts pour assurer la réinsertion professionnelle de ceux qui font appel à elle. En 2013, 538 personnes ont été suivies par Integra Plus. Ces personnes sont des demandeurs d’emploi, des jeunes, des chômeurs de longue durée, des travailleurs article 60, des créateurs d’entreprise. «Ceux qui font appel à nous le font soit volontairement, soit via des organes tels que les CPAS ou l’Onem,indique la coordinatrice, Christiane Rulot.
Integra Plus a, au fil du temps, su développer tout un panel de services, adaptés a chaque situation: orientation socioprofessionnelle, individuelle ou collective, formations à la confiance en soi, formation au permis de conduire théorique et accompagnement à la recherche de solution pour le pratique, recherche d’informations et orientation dans les projets de création d’entreprises, jobcoaching, stages dans une cinquantaine d’entreprises partenaires, expertise en recrutement pour les entreprises.»
Un moment charnière
Le bilan est donc positif pour Integra Plus qui envisage néanmoins l’avenir avec prudence. «Nous nous trouvons en effet à un moment charnière, insiste le président Dominique Gillard. Nous dépendons du fonds social européen (FSE), le solde étant apporté par les institutions publiques belges. Or, actuellement nous sommes dans l’incertitude car le nouveau plan d’action 2014-2020 du Fonds européen est en cours de rédaction. Nous attendons donc la décision européenne et l’installation du gouvernement wallon pour voir les moyens dont nous pourrons disposer».